10 mai à Rouen. Les soutiens européens à Carl Lang

Publié le par La rédaction



Discours de Luca Romagnoli, député européen et Président du Parti Italien « Movimento Sociale – Fiamma Tricolore » lors de la fête de Jeanne d'Arc du Parti de la France à Rouen le 10 mai


C'est un plaisir et un honneur pour moi, d'être présent aujourd'hui au début de cette campagne électorale, ainsi qu'au lancement des activités militantes du Parti de la France.

 

  En effet, lors de cette législature parlementaire européenne j'ai eu plusieurs fois l'opportunité d'apprécier l'effort, la cohérence et l'intelligence politique de Carl Lang et de notre cher Fernand Le Rachinel, et j'ai aussi eu le plaisir et l'honneur d'avoir leur amitié et leur estime. Pendant mon expérience politique, j'ai toujours mis à la première place la justesse et la franchise des rapports entre militants, et la capacité de poursuivre les batailles politiques, sans les obstacles et les hypocrisies souvent typiques de ceux qui sont engagés dans la vie politique.

 

Mais, quand la passion sincère et l'honnêteté poussent l'action militante, comme dans le cas des amis Lang et Le Rachinel, et que ça se conjugue à un idéal partagé au-dessus par la base, il devient facile d'adhérer à leur invitation avec enthousiasme, ça devient facile de les soutenir avec énergie.

 

Nos partis politiques, même si petits, (c'est vrai, mais seulement numériquement), sont des communautés qui représentent ce qui se fait de plus intense, de plus exigeant, un vif et profond dévouement pour la politique et le plus grand bien être de nos peuples, qui représentent tous une ancienne et grande culture.

 

Nous, chacun d'entre nous, avec nos partis, représentons les piliers fondamentaux et, osons l'affirmer, le dernier recours de notre communautés et de nos peuples, ou, pour mieux dire, de ce qu'on voudrait que cela soit.

 

Nous avons encore l'orgueil d'une continuité idéale, nous cherchons d'être encore fiers de notre famille ainsi que de notre civilisation, avec l'ambition, entre autre, d'éduquer, de fournir des idées et l'envie de s'engager, pour l'ordre social et la dignité de l'individu, pour le bien commun supérieur contre les égoïsmes individualistes et contre les arrogances transnationales.

 

Donc, nous avons encore l'envie de montrer à nos enfants une voie différente, une troisième voie, pour caractériser, dans un sens profond et bien réel, une existence que n'est pas dominée par une angoisse continue, comme l'ordre mondial voudrait nous l'imposer.

 

La est déjà notre première victoire, même si nous l'avons déjà fait nôtre et bien nous continuerons à le faire pour l'avenir, c'est un grand défi, plutôt que de vivre présentement les succès passés.

 

Notre lutte est contre une Europe que n'est pas la notre. Qui n'est pas l'Europe envisagée dans le Traité de Lisbonne faisant suite à l'énorme défaite du projet constitutionnel et après les résultats des référendums français et hollandais, celle qu'on a essayé de nous présenter, un modèle d'Europe laïciste et trop matérialiste.

 

 Et il faut le dire clairement, la notre d'Europe, c'est une Europe faite autrement (et nous croyons qu'elle est la vraie Europe voulue par les citoyens, s'ils pouvaient s'exprimer à travers un référendum). Elle est faite, si possible, pour harmoniser les intérêts nationaux, mais dans le respect des identités et de la subsidiarité la plus complète. Elle doit être organisée sur la base d'une émancipation autonome, éloignée des intérêts extraeuropéens, qu'ils soient financiers, économiques ou géopolitiques.

 

En Italie, mon parti politique, le « Movimento Sociale Fiamma Tricolore », est en train de commencer une bataille électorale très très compliquée, avec un résultat incertain du fait de la modification habile de la loi électorale.

 

Les lois électorales, qui déjà en France comme d'ailleurs, et dans d'autres pays d'Europe, croient pouvoir représenter la démocratie... mais, bien au contraire, elles cristallisent les oligarchies, elles obligent les masses, jusqu'à anéantir, malheureusement, nos marges de représentativité.

 

En Italie aussi on essaie d'imposer le "bipolarisme", avec le but de parvenir au bipartisme.

 

Tout ça n empêche pas que le « Movimento Sociale Fiamma Tricolore », en suivant la voix de l'idéal et du programme du MSI d'Almirante, Romualdi, Niccolai, Rauti, Pisanò, sera présent aux prochaines élections européennes, et peu importe le résultat, il continuera a se battre, et à entretenir des rapports appuyés avec les autres partis qui, dans notre Europe partagent des passions, sentiments et projets vraiment européens, qui veulent continuer à respecter les devoirs que l'Europe a envers sa Tradition, sa Romanité et sa civilisation chrétienne en général, avec son histoire aussi, pour permettre aux européens de garder la prospérité qu'ils ont su gagner dans la continuité de leur culture et dans le respect des identités propres.

 

 

Vive La Fiamma d'Italie ! Vive le Parti de la France ! »

   

Luca Romagnoli

 

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