La Mairie de Clermont se prend pour l'Elysée

Publié le par La rédaction

Au Conseil Municipal du jeudi 4 juin 2009, l'augmentation des indemnités du maire socialiste, Monsieur Lionel Ollivier, et de celles de ses adjoints et du conseiller municipal délégué, à provoqué une polémique digne d'un "veau de ville" parisien.


Ces Indemnités avaient été majorées par le législateur en 2001. L'indemnité d'un maire d'une commune de plus de 10 000 habitants se monte, en moyenne, à 2 400 €, sans compter les cumules de mandats, par exemple troisième (sic) Vice-Président de la Communauté de Communes du Clermontois...


En plein marasme économique, dont l'Oise paie le prix fort, foulant ainsi aux pieds les citoyens paupérisés en masse, Monsieur le Maire (1), et sa bande, élus par un électeur sur trois en 2008, se sont gratifiés d'une augmentation de revenu.


La liste des entreprises qui licencient est longue : GOSSENS à Allonne, TREFIMETAUX à Serifontaine, ESSELTE à Sainte Geneviève, SACHS SUSPENSION à Mouy, ESSEF à Balagny, COLGATE à Compiègne, YOPLAIT à Ressons, JACOB DELAFON à Noyon...


A Clermont, le taux de chomage en 1999 y était de 12,9 %, sur une moyenne nationale de 8 %, et les retraités, et les pré-retraités, représentaient 15,9 % en 1999, soit en tout 28,80 % de sa population en situation de précarité, sans compter les RMIstes et autres catégories.


Prétexte : Quand une commune chef lieu de Canton franchit le seuil des 10 000 habitants, la Loi autorise une majoration du traittement de ses élus à la hauteur de 20 %. Merci les pôtes parisiens, merci Monsieur Courtial.

En effet, lors du recensement de 2009 la population légale de Clermont s'élevait à 11 094 personnes sur 3 387 logements occupés.


En 2006, la population était de 10 748 habitants. Soit une augmentation de 3,2 % en 3 ans, c'est à dire 346 personnes.

Constatons que le nombre de clermontois nés à l'étranger étant de 557 (2), la bonne affaire. L'immigration aide l'également à appauvrir la majorité des français au profit d'une minorité ploutocratique (3) de plus en plus illégitime démocratiquement.


L'UMP par la voix de d'Henri Payan en a profité pour attaqué le maire PS : « Nous trouvons scandaleux et honteux de voter cette augmentation substantielle. Cela va à l'encontre de l'esprit de solidarité de Clermont. La situation économique et la crise font que de nombreux Clermontois souffrent. Contrairement à ce que vous dites, la loi ne vous oblige pas à vous voter cette augmentation. C'est un mensonge. » Il manque pas d'air, d'autant que son idole made in Hongrie y mettra sans doute une taxe comme à la " Home ".

 

La riposte de Monsieur Ollivier n'a pas tardé, couteau entre les dents : « C'est un discours populiste, démagogique. Vous pouvez vous le garder. Je considère que nous bossons et qu'il y a des incidences sur les carrières (professionnelles, N. D. L. R.). (Quant à) la crise économique, il est facile de dire qu'elle est mondiale alors que ce sont vos amis libéraux qui l'ont créée ». Du Sarkozi dans le texte... Et le maire de reprendre à son compte une formule célèbre de l'UMP Alain Juppé : « Je suis droit dans mes bottes. Cela ne sera jamais le bon moment (d'augmenter les indemnités, N. D. L. R.), mais c'est la loi. »


Le masque du clown triste tombe, la gauche moderne plus libérale que le roitelé Ubu de l'Elysée, et, malgré les évidences, dégueulle leur minable dialectique anti-nazi qui vous menait au Goulag, ces camps de la mort rouge. Pour eux la démocratie c'est bien, sans oppositions, et sans Peuple.

 

Cependant, Monsieur Ollivier fut surpris par l"intervention de Christine Borderias Soler, conseillère municipale de Sa majorité : « J'accompagne tous les jours des gens dans des plans sociaux. Ce taux de 20 %, je ne peux pas le présenter à la population. » La remarque n'a pas plu à Lionel Ollivier qui a rétorqué : « Nous aussi nous accompagnons et recevons des personnes qui souffrent des plans sociaux dans nos permanences. Chacun votera en son âme et conscience. » « La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin.» pensait Balzac. constatons qu'il n'y a pas de petits profits à faire, même sur le dos de la pauvreté structurelle et systémique.


L'opposition de droite, souvent peu audible au conseil municipal, a sauté sur l'occasion, comme Rantanplan sur un os en plastique, pour faire un coup d'éclat, bling bling, et puis s'en vont, car ils vont au bout de leurs opinions les libéraux.

Conclusion la réévaluation des indemnités du Maire et de ses proches collaborateurs (4) a été approuvée, avec 5 voix contre et 3 abstentions, sur un Conseil Municipal, comptant 23 PS, 5 Divers Droite et 1 Lutte Ouvrière. Fin du cirque, monsieur loyal peut mettre un terme à ce théatre de Guignol. Rideau.


A quand un Falcon Dassault, number One, pour Monsieur Ollivier et sa bande de pirates ?


(1) Election mars 2008 : PS 53,22 % des voix soit 2006 pers., Div. Droite 32,38 % soit 1221 pers., extrème gauche 8,24 % soit 311 pers., autres Div. Droite 6,16 %, sur 3770 suffrages exprimés, nombre d'inscrits 6335, avec une abstention de 42,31 % soit 2765 pers. ...

(2) Insee voir ICI

(3) Gouvernement de ceux qui aiment l'argent, que l'argent...

(3) Philippe BELLANGER, Evelyne BOVERY, Pascal DIZENGREMEL, Claude BOIS, Françoise FOURNIER, Bernard TANTOST, Brigitte REMBAUVILLE.

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