Comme un boomerang "L'antiracisme" leur revient dans la G.....

Publié le par La rédaction


L' Antiracisme et "L'affaire" Brice Hortefeux ou l'histoire de l'arroseur arrosé

La chronique

de Philippe Randa

 

On reparle encore de faire interdire l’album BD Tintin au Congo. Bienvenu Mbutu Mondondo, Belge d’origine congolaise, dénonce depuis des années son « caractère raciste et xénophobe » et intente une nouvelle procédure, soutenu par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) dont le directeur Patrick Lozès – bien qu’opposé à une interdiction – exige de l’État « qu’il s’exprime sur cette question au nom des valeurs d’égalité de la République ». Rien de moins.

 

Et, à défaut d’interdiction, il demande à Moulinsart, société qui gère les droits d’Hergé, qu’on ajoute un préambule « afin d’expliquer aux plus jeunes son contexte historique » et « pour rappeler, notamment à l’intention du jeune public, que cet album est à lire avec la distance nécessaire à toute caricature »… un peu comme pour Mein Kampf d’Adolf Hitler, en vente en France depuis 1934, mais assorti, depuis un arrêt du 11 juillet 1979, d’un texte de huit pages mettant en garde le lecteur sur son contenu.

 

Hergé-Adolf Hitler, sinon même combat, en tout cas même place réservée donc dans l’enfer de toute bibliothèque suspecte.

 

La discrimination raciale est pour certains bien pire que la grippe cochonne H1N1. Logique, tout un chacun ne risque-t-il pas de tomber dans une de ses innombrables chausse-trappes ? Celle de l’humour n’étant pas la moins dangereuse.

 

L’actuel ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, vient d’en faire les frais. Depuis le campus de l’UMP samedi dernier, il essuie les tirs croisés de ses adversaires politiques qui exigent ni plus ni moins que sa démission.

 

Pris tout sourire en photo avec Amine Benalia-Brouch, jeune militant UMP d’origine fort peu gauloise, on l’entend dire : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

 

Paroles aussitôt dénoncées comme d’un « racisme banal, bête et méchant » qui ont ému Benoît Hamon et Martine Aubry, successivement première secrétaire et porte-parole du PS, Jean-Luc Mélenchon du Parti de gauche et Olivier Besancenot du NPA.

 

En revanche, toute cette brochette si mal intentionnée à son encontre ne s'est pas émue de la défense de l’intéressé, qui se justifie en indiquant qu’il faisait référence non aux Arabes, mais… aux Auvergnats.

 

Étant lui-même de cette origine, il ne peut donc y avoir racisme. CQFD. À moins, bien sûr, que la discrimination envers un Auvergnat ne puisse bénéficier pour certains obsédés de la discrimination de la même compassion. On ne voit pourtant pas pourquoi l’humour, fut-il drôle ou non selon affinités, serait odieux dans un cas ethnique et pas dans l’autre.

 

En tout cas, s’il y en a un qui se réjouit des soucis du ministre de l’Intérieur, c’est bien l’ancien préfet Paul Girot de Langlade, accusé d’avoir tenu des propos racistes lors d’un contrôle à un aéroport. Mis à la retraite justement par Brice Hortefeux, il fait ses gorges chaudes de l’affaire et demande, fort logiquement, que ce dernier soit soumis à la même sanction.

 

« Comme ça, on s’ra deux et, comme il habite à côté de chez moi, on pourra faire du bridge. »

 

À moins qu’on n'exige bientôt que Boula-Matari Hortefeux  arbore dans ses déplacements publics une pancarte « pour rappeler, notamment à l’intention du jeune et moins jeune public, que son humour est à écouter avec la distance nécessaire à toute caricature »…


 Le Nouveau National Hebdo.

"Polémique vaine, injuste" selon le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, des propos "honteux et inqualifiables" pour le PS, l’expression d’un "racisme banal, bête et méchant" pour les Verts. Quarante-huit heures après la mise à la retraite d’office du préfet Paul Girot de Langlade pour des propos jugés racistes par Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur se retrouve, lui aussi, accusé d’avoir tenu des propos similaires lors de l’Université d’Eté de l’UMP. Procès d’intention ou non, peu importe ! Le ministre qui déclarait il y a peu qu’il ne " tolérerait jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d’autant plus par un représentant de l’Etat, quel qu’il soit " se voit à son tour dans la peau de ce "pauvre" Girot de Langlade, contraint de défendre son "honneur".

L’ancien préfet, qui avait accusé Hortefeux de " se refaire une virginité antiraciste " sur son dos, n’a pas manqué d’ironiser jeudi sur France-Info : " Il m’a mis à la retraite d’office (…) Je souhaite qu’il vienne me rejoindre maintenant. Comme ça, on sera deux ".

Un vœu qui ne devrait pas être exaucé…


Ndlr: A vouloir trop en faire, le boomerang vous revient toujours dans la gueule ! 

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