Régionales : analyse des forces en présence en Picardie

Publié le par La rédaction

Voici les listes en lice pour l'élection régionale de mars 2010 en Picardie :

- Le Parti socialiste sera mené par Claude Gewerc, président sortant du Conseil régional, qui tentera de masquer un bilan calamiteux lors de sa campagne électorale qui peine à démarrer. Peu à l'aise dans cet exercice, Claude Gewerc est plutôt un homme de dossiers, ses prestations médiatiques et sur le terrain sont rarement fameuses. Il aura pour colistiers un bon paquet de sortants dont les vice-présidents communistes (Beurdeley, Chapuis-Roux, Vanneckhe) qui, même s'ils ne représentent plus qu'eux-mêmes, sont prêts à toutes les compromissions pour conserver leur gamelle à la région.

- L'UMP sera menée par Caroline Cayeux. Celle-ci s'est enfin rendue compte qu'elle était dans l'opposition à quelques mois des élections régionales, votant jusqu'alors avec son groupe insipide et léthargique 95% des dossiers présentés par la gauche dans le consensus le plus édifiant. Pour éviter de faire trop de mécontents parmi les (nombreux) candidats à la candidature, la mairesse de Beauvais attend le dernier moment pour présenter sa liste où la "diversité" aura une place de choix, le vote ethnique étant très courtisé dans une Picardie très colorée par endroits.

- Le Modem aurait une liste menée par la très discrète France Mathieu. Ira-t-elle au bout ? Rien n'est moins sûr. En tout cas, le manque de charisme de Madame Mathieu n'augure rien de bon pour un Modem inexistant dans la région.

- Les extrêmistes de gauche qui se font passer pour des écolos partent cette fois-ci sans le PS sous l'étiquette Europe-Écologie. Forts de leur score aux élections européennes, ils espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu lors de ces régionales et pourquoi pas passer devant la liste PS au 1er tour. Toutefois, le candidat tête de liste, Christophe Porquier, est loin d'être un foudre de guerre et les divisions internes sont nombreuses suite à sa désignation (Pascal Dacheux et Marie-Jeanne Potin, conseillers régionaux Verts sortants, ont d'ailleurs claqué la porte du parti).

- Maxime Gremetz part tout seul. N'ayant cessé de faire le pitre et de se livrer à de grotesques exhibitions au sein de l'assemblée régionale durant tout le mandat, le camarade Maxime, à l'égo démesuré, se présente sur son seul nom et sa réputation sulfureuse. Idiot utile de l'UMP pour affaiblir la gauche, pas sûr que ce stalinien illuminé parvienne à réitérer son score de 2004 (un peu plus de 10%) qui lui avait permis de se maintenir au 2nd tour.

- Le Front de Gauche sera mené par l'apparatchik communiste Thierry Aury et aura pour objectif de réaliser le moins mauvais score possible afin de négocier quelques strapontins sur la liste de gauche au 2nd tour si la barre des 5% est franchie. Curiosité de cette liste, l'ex-journaliste du Monde, Christiane Chombeau, qui a passé une bonne partie de sa carrière à désinformer et à calomnier la droite nationale, figurera sur cet assemblage hétéroclite de gauchistes pathologiques.

- Les trotskystes de Lutte Ouvrière et du NPA de Besancenot auront chacun leur liste et viendront ajouter à la confusion à gauche.

- Le Front familial et alimentaire, mené par Michel Guiniot, sera bien sûr de la partie, l'unique objectif pour les candidats têtes de liste étant d'assurer leur réelection. L'avocat parisien, Wallerand de Saint-Just, s'est parachuté dans la Somme et rencontre, paraît-il, toutes les difficultés du monde pour constituer sa liste, la fédération de la Somme ayant explosé suite à la démission de Catherine Châtelain de son poste de secrétaire départementale et du récent départ de Francis Magnier (ex-trésorier) avec de nombreux militants au Parti de la France.

Face à cette concurrence fournie, la liste de rassemblement du Parti de la France (avec le MNR et la NDP), menée par Thomas Joly, aura l'avantage de représenter un choix nouveau pour les électeurs picards qui auront la possibilité de voter pour le renouveau et la résistance nationale face à l'UMPS et à ses faux-opposants ravis du rôle que le pouvoir leur concède, pourvu qu'ils puissent vivre de la politique. Malgré un boycott médiatique stupéfiant depuis sa création, le Parti de la France peut compter sur une forte mobilisation militante comme pour les dernières élections européennes. Ces élections régionales pourraient bien marquer l'émergence d'une nouvelle force politique de droite nationale crédible susceptible de redonner espoir à nos compatriotes.

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Paul Pittet
Rédacteur en chef du blog

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