Touche pas à mes Dieux !

Publié le par La rédaction

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Le faux Thor de trouble.jpgPar Marc Noé

Le Gaulois (cliquez ici)

 

Le printemps 2011 verra la sortie du film « Thor », de Kenneth Brenagh, conjointement produit par les studios Marvel et Paramount. A priori, beaucoup de lecteurs du Gaulois auraient pu, par nature, se sentir attirés par ce film relatant l »épopée des Ases et de leur sanctuaire Asgard. Malheureusement, ils déchanteront vite. En effet, dans le casting annoncé, le rôle de Heimdall, sonneur des Dieux et gardien du pont céleste menant à Asgard, y est tenu par Idris Elba, un acteur britannique noir. Celui de Hogun étant, pour sa part, dévolu au Japonais Tabanobu Aseno.

 

Aux États-Unis, la distribution fait déjà scandale et de nombreuses voix se font entendre : « La mythologie nordique subit un remake multiculturel dans le film à venir Thor. Ce n'était déjà pas suffisant pour Marvel de s'attaquer aux valeurs conservatrices, voilà que les dieux de la mythologie doivent être réinventés et dotés d'une peau noire. Il semblerait que les studios Marvel croient que les Blancs ne doivent rien avoir qui leur soit unique. Ce film à venir, tiré de la bande-dessinée Thor, donnera aux dieux d'Asgard une distribution multiculturelle qui est insultante car l'un d'eux sera interprété par Idris Elba. » (voir : Atlas Info )

 

Pour « le Gaulois », le talent de Idris Elba et celui de Tabanobu Asano ne sont nullement en cause dans cette affaire. Pas plus que leur personne et leur couleur de peau d’ailleurs.  Non, bien sûr… mais nous sommes tout de même en droit d’estimer que, pour figurer des héros de la mythologie scandinave, des acteurs blancs auraient été certainement plus appropriés. Imagine-t-on un seul instant un film sur la mythologie Kongo où le Dieu créateur africain, Tata Nzambi’a Mbumba, serait interpété par Chuck Norris ? Ce serait là une pure sottise que les lobbies antiracistes s’empresseraient de dénoncer, profitant de l’aubaine pour, une fois de plus, « bouffer du blanc ».

 

Un cas similaire s’est d’ailleurs déjà produit en février 2010, lors de la sortie du film consacré à Alexandre Dumas, « l’Autre Dumas  », ou le rôle principal avait échu à Gérard Depardieu. à l’époque, beaucoup de médias bien-pensants s’étaient insurgés contre le « blanchiment » de l’écrivain : « Peut-on raconter Dumas sans évoquer les humiliations dues à sa couleur de peau ? Tout est possible, au nom de la liberté du cinéaste. Mais alors, libre aussi à qui le veut de dire son malaise face à un Dumas blanchi et « bien comme il faut ». Dans 150 ans, le rôle de Barack Obama pourrait-il être interprété au cinéma par un acteur blanc avec une perruque frisée ? Martin Luther King peut-il être joué par un acteur blanc ou Jules César par un acteur noir ? L’autre Dumas pose on le voit, beaucoup de questions profondes. » (le blog de Patrick Lozès, CRAN )

 

Alors, dans la droite ligne de ce qu’affirmait, le 10 février dernier, le président du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), libre également à nous de dire notre malaise face à un « Heimdall noirci ». Libre à nous de dire que les dieux de nos Ancêtres blancs sont blancs et que nous dénions à quiconque le droit de nous dire le contraire. La cité des Ases, « Asgard la blanche », sera-t-elle, elle aussi, travestie en « Asgard la noire » pour faire plaisir à la diversité ? Devrons-nous sacrifier jusqu’à nos anciens Dieux, renier nos plus profonds atavismes en même temps que nos Ancêtres sur l’autel de cette diversité qui n’a même pas la reconnaissance du ventre ?

 

Si notre société continue de sombrer dans le multiculturalisme, il ne faudra pas s’étonner de voir alors un jour un Napoléon asiatique, un Louis XIV africain et un Pasteur Papou. Dans la même veine, aurons-nous le droit à un Barack Obama blanc, un Krishna noir (bleu d’origine), un Ulysse jaune, un Lao Tseu noir, un Otis Redding blanc, un Johnny Halliday Chinois, un Teutatès noir… Le cas de Blanche-Neige sera certes plus délicat, mais une bonne burqa devrait faire disparaitre le problème ! Pour les « sept nains », laissez libre cours à votre imagination.

 

En définitive, pour le « politiquement correct » et l’antiracisme, peu importe la réalité : seule compte la disparition des identités… à commencer par celle du monde blanc. Au bout du compte, ce sera de toute façon le mondialisme économique qui tirera les marrons du feu en ne distinguant que des producteurs-consommateurs.

En attendant, « touche pas à mes Dieux ! ».

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